ici
Zone libre
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Visite des vieux quartiers de
Saint-Amour
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Arrêt N°1, près
de la fontaine à droite. Nous
sommes ici à l'intérieur du Cloître
des Visitandines (1633-1793).On
devine, sous le crépissage des immeubles voisins, les arcades
murées qui constituaient le cloître. Lors de sa
suppression (1793), le couvent comptait 46 religieuses. L'église
et le couvent ont été vendus comme « biens nationaux »
en 1792. L'église et une partie du cloître ont
été démolies, en 1795, pour faire place à
la rue Neuve, appelée depuis rue Sainte-Marie.
Continuons
en
direction
du
parking
des
Visitandines.
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Arrêt N°2, sur le parking des
Visitandines.
A cet endroit se trouvaient les jardins du couvent, entourés de
murailles. Le porche que l'on aperçoit de l'autre
côté de la route permettait aux religieuses de traverser
l'ancienne route, sans être vues des passants. Elles pouvaient
ainsi se rendre incognito dans leur parc d'agrément. Cette
propriété, maintenant privée, est connue des
anciens Saint-Amourains sous le nom de Clos
Sainte-Marie.
Descendons la rue Lamartine.
Arrêt N°3, sur
la
placette
du
Cœur.
On aperçoit la Tour Guillaume toute proche. Au n°23 de la
rue Réclosière se trouve la Maison
Lamartine,
ancien Hôtel Desglands de Cessiat, construit en 17 ??
César de Desglands de Cessiat épousa en 1813,
Cécile de Lamartine, sœur d'Alphonse de Lamartine. Ils
eurent huit enfants dont Valentine de
Cessiat (1821-1894),nièce préférée du
poète et qui devint sa fille d'élection. Le poète fit plusieurs séjours dans la
demeure de son beau-frère.
Descendons la rue Lamartine jusqu'au parking de la
boulangerie.
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Arrêt N°4 sur le
parking de la boulangerie.
Nous sommes ici dans le faubourg de l'Ain. Observer les bâtiments
toute en longueur qui se font face (derrière la fontaine), il
s'agit des bâtiments de l'ancien Hôtel-Dieu.
L'hôpital fondé par Guillaume de Saint-Amour en 1272, fut
complètement détruit lors du siège de 1637. Jean Philibert COLLOD (1667-1725)fut chargé de cette importante reconstruction qui
commencée en 1712 s'acheva en 1724.
L'Hôtel-Dieu du faubourg de l'Ain fonctionna jusqu'en 1819, date
à laquelle il fut transféré avec son apothicairerie(Monument
classé) dans l'ancien Couvent des
Capucins,au
nord de la ville. Les deux bâtiments furent vendus
séparément ce qui explique que l'entrée centrale
de l'hôpital ait été obturée par une jolie
fontaine construite en 1820 ; deux entrées ont alors
été percées de chaque côté pour
permettre l'accès aux deux bâtiments désormais
indépendants.
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Continuons, à gauche, un
nouveau quartier construit sur l'emplacement de la Manufacture de Tôlerie
de Ferdinand FILLOD (1891-1956),génial inventeur de la maison métallique
préfabriquée. Prenons à droite, la rue du Capitaine Henri Clerc (1915-1975),héros
de la Résistance durant la Seconde Guerre Mondiale. Allons
jusqu'au parking de l'Huilerie.
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Arrêt N°5, sur le
parking de l'Huilerie.
A
l'emplacement de ce parking se trouvait un étang alimenté
par le ruisseau du Soujet. L'eau de cet étang faisait tourner le
moulin de l'Huilerie, au n°8. Jusqu'à la fin du 19èmesiècle la commune comptait pas moins de 8 moulins
implantés sur les rives duBief de
Besançonet de son affluent le Soujet.
Montons la rue de l'Achapt. Nous sommes ici sur les
anciens remparts de la ville.
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Arrêt N°6, en
face de l'escalier de la Tour Guillaume.
La Tour Guillaume (13ème-16èmesiècles)
était
autrefois
incluse
dans
les
fortifications
de
la
ville.
Elle porte le nom de l'illustre théologien, Guillaume de St-Amour (v1200-1272),enfant
du pays, qui fut l'un des maîtres de l'Université de
Paris, ami de Robert de Sorbon (fondateur de la Sorbonne) et du
poète Rutebeuf. Guillaume de Saint-Amour légua sa
fortune, qui était considérable, aux pauvres de la ville
et fut l'un des fondateurs de l'Hôtel-Dieu.
Montons sous le
porche puis franchissons un second porche ; nous sommes dans la
rue Réclosière.
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Arrêt N°7, en face du n°12 de la
rue Réclosière.L'immeuble
appartenait avant la Révolution au Sieur François, Subdélégué(Sous-préfet) du Bailliage d'Aval. Remarquez les
linteaux des fenêtres en accolades rappelant la Renaissance.
Empruntons la rue
Réclosière en direction du centre ville. Au n°4, l'Hôtel Bernard de Pélagey, appartenait à une famille de notables et
d'ecclésiastiques, anoblie sous la Restauration (1816). Au
n°2, l'Hôtel Gaillard de Dananchefut la maison natale deux artistes
régionaux : Xavier de
Dananche (1828-1894),peintre, graveur
à l'eau-forte, élève de Corot et son frère,
Louis de Dananche (1830-1885), paysagiste, élève de Couture et de
Ziegler.
Continuons jusqu'à l'ancienne place des
Quatre-Vents, aujourd'hui place Marcel
Moyse (1889-1985),musicien, flûtiste de renommée
internationale.
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Arrêt N°8, devant la fontaine des
Dauphins.Autrefois
cette fontaine, datant de 1753, se trouvait au milieu de la Petite
Place ; elle fut déplacée en 1822. Remarquez le bel
immeuble du 17èmesiècle,
(café de la Renaissance) avec son cadran solaire (1627) et son
« gnome » en bois sculpté (à gauche dans
l'angle du mur).
Au
milieu de la place, la salle de spectacles de La Chevalerie. Cet
immeuble ainsi que la promenade qui l'entoure sont situés sur
l'emplacement de l'ancien château-fort des seigneurs de St-Amour.
Le château fut détruit en 1674. Les Chevaliers de
l'Arquebuse, firent construire sur les ruines, ce bâtiment qui
leur servait de lieu de réunion, d'entrepôt et de salle de
divertissement. La Compagnie des
Chevaliers de l'Arquebuseétait
un groupement de bourgeois censés formés une milice, mais
c'était avant tout des amateurs de « tir à l'oiseau »,
qui organisaient de somptueux concours. La compagnie fut dissoute en
1790. A noter que sous La Chevalerie, se trouvent les magnifiques caves
du château, réparties sur deux étages.
Approchons-nous
de
l'église.
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Arrêt N°9, sur la
promenade de la Chevalerie.Le magnifique
clocher de type comtois avec dôme octogonal, date du début
du 17èmesiècle ;
il a une hauteur totale de 48 mètres. On accède à
la plateforme du guet par une tourelle extérieure comptant 135
marches.
Sous
le clocher l'église, érigée en collégiale
en 1632, eut beaucoup à souffrir de la conquête
française. Lors du redoutable siège de 1637, une grande
partie de la population s'y réfugia et y fut massacrée.
Le clocher fut en partie détruit mais la nef du 15èmefut épargnée. Elle conserve
précieusement les reliques des saints patrons de la paroisse Saint-Amatoret Saint-Viator.
Descendons la rue du Commerce. En passant remarquez
à la base du clocher les pierres « casse-boulet »
taillées
en
bosse.
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Arrêt N°10, en
face du n°18 sur le parking. Au
n°18, se trouvent les anciennes Prisons Royales,
construites vers 1737. La façade du bâtiment, de style
classique, présente une belle symétrie. Au
rez-de-chaussée de part et d'autre de l'entrée principale
se trouvaient deux corps de garde ; au 1erétage
les
deux
salles
d'audience,
l'une
pour
la
Justice
seigneuriale, l'autre pour la Justice
royale, dite Justice des gabelles.
Le fronton qui portait les armes du roi a été
martelé par les révolutionnaires. A l'arrière de
ce bâtiment se tiennent les prisons qui méritent une
visite approfondie.
Descendons la rue du Commerce ; sur la gauche, la
fontaine des anciennes halles et boucheries.
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Arrêt N°11 sur la place du Croissant.C'est
sur
cette
place
que
se
tenait
autrefois
(avant
1822) le marché
de la ville ; on remarque à deux pas, l'entrée de
l'ancienne Grenette qui abritait le marché aux grains et les
boucheries. Cette grenette a été démolie dans la
seconde moitié de 20èmesiècle,
et
recouverte
pour
servir
de
caserne
aux
sapeurs-pompiers,
puis
d'entrepôt. Seule subsiste en partie, l'ancienne façade du
18ème siècle.
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Descendons la
rue de Bresse qui prolonge la rue du Commerce, après le n°6,
passons sous un porche étroit qui débouche dans la rue du
Puits.
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Arrêt N°12,
près du puits. Il s'agit du Puits Barbierqui
autrefois donna son nom à la rue. Remarquez l'étroitesse
et le manque de luminosité de la rue, qui caractérisaient
les rues de notre cité aux 17èmeet
18èmesiècles.
Empruntons
la ruelle du Puits sur la gauche pour déboucher dans la rue des
Granges dont le nom rappelle, que nous sommes ici dans les quartiers
agricoles de la ville, autrement dit « les
greniers
de
la
ville ».
Rejoignons par la gauche la
rue de Bresse. Quelques vieilles demeures du 17ème(n°8, 16, 20) avec leurs ouvertures en accolades
munies de meneaux, bordent la rue.
Entrons dans l'impasse de la rue du Crocodile, entre
n°21 et n°23.
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Arrêt N°13, dans
l'impasse.
Une gargouille en forme de crocodile (à l'angle de la rue de
Bresse et de la rue du Crocodile), vestige de l'ancienne église
des Augustins a donné son nom à la rue. L'église
du couvent des Augustins se trouvait à l'emplacement du
restaurant et de la rue des Augustins. Depuis le fond de l'impasse on
aperçoit l'une des ouvertures de l'ancienne église.
Retournons dans la rue de Bresse et entrons sur la place Jean CELARD (1897-1975),docteur
en
droit,
industriel
marbrier.
Il
fut
conseiller
général
du
canton de St-Amour pendant près de 40 ans.
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Arrêt N°14 sur la
place. Remarquez les arcades de l'ancien couvent des Augustinsdont
l'entrée
principale
(n°27)
est
surmontée
des
armoiries
des
religieux
(cœur couronné de flammes).
L'ordre fut supprimé en 1790, le couvent comptait alors 8
religieux qui administraient le collège de la ville, dans les
locaux du couvent.
Au
n°7 de la place, une maison de tisserand particulièrement
bien conservée, avec en façade deux pierres
percées qui servaient à soutenir une barre sur laquelle
l'artisan faisait sécher de longues pièces de tissu teint
ou blanchi.
Continuons
par la rue Traversière, ancien quartier agricole. Remarquez sur
la droite, encore un puits, appelé autrefois Puits Morel.
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Arrêt N°15, en
face du n°17 de la rue Traversière.C'est dans cette résidence de campagne que
séjournait Firmin GEMIER
(1869-1933),comédien,
metteur en scène de renommée internationale, fondateur en
1920 du Théâtre National Populaire (TNP). Il avait
épousé Andrée MEGARD
(1866-1952),enfant
de St-Amour, elle aussi comédienne de grand talent qui joua les
plus grands rôles du répertoire théâtral. Les
Saint-Amourains ont pris l'habitude d'appeler leur résidence
«La Maison Bleue ».
A
l'extrémité de la rue, remontons par la rue de la
Brèche. Observez à droite en montant d'anciennes maisons
de tisserands, avec leurs pierres percées, n°15,
n° 9.
Allons jusqu'à l'intersection avec la rue du
Châtelet.
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Arrêt N°16,
près de la fontaine.Sur
la droite une ravissante fontaine surmontée d'un fût de
colonne en pierre, dernier vestige d'un temple gallo-romain. Au n°
22 l'étroite façade d'une habitation de tisserand.
Remontons par la rue du Châtelet.
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Arrêt N°17, en face du n°18.Observez
l'immense
façade
de
l'Hôtel
du Rozet,qui
fut la première résidence de la famille Gaillard de
Dananche, puis des Gaillard de Lavernée. Remarquez une niche
datée, 1614. Aux n°16, 13, quelques maisons dont les
linteaux et les meneaux des ouvertures rappellent la Renaissance.
Remontons jusqu'à la place d'Armes.
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Arrêt N°18,
devant le Monument aux morts.Cette
place qui s'appelait Grande Place servait, après la
Révolution, aux prises d'armes à la Garde nationale.
Observez le Monument aux morts (1921) dont les bronzes, « la
Pleureuse » et « le
Poilu » ont
été réalisés par un sculpteur parisien, Charles GIR.
La
façade monumentale de l'Hôtel de Ville, avec son fronton
en débord orné de colonnes, date de 1849. La salle du
Conseil Municipal abrite une œuvre de Louis-Léopold
CHAMBARD (1811-1895),
Grand Prix de Rome de sculpture en 1837. Parmi les demeures aux
façades étroites qui entourent cette place, se trouve au
n°14, la maison natale de Maurice
PERROD (1868-1942),historien jurassien d'une grande érudition.
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Pour
terminer, il convient de citer quelques personnages illustres,
Saint-Amourains d'origine ou d'adoption, qui n'ont pu être
évoqués lors de cette promenade :
- Claude-Marie MEUNIER(1770-1846)
Glorieux
général
du
Premier
Empire.
- Pierre Marie PROST(1776-1855) Sculpteur, l'un des maîtres de l'art
funéraire du 19èmesiècle.
- Léon WERTH(1878-1955). Ecrivain, critique d'art, ami de
Saint-Exupéry.
- Lucien FEBVRE(1878-1956).
Illustre
historien.
Professeur
au
Collège
de
France.
- Jeanne FRERE dite HATTO(1879-1958).
Talentueuse
chanteuse
de
l'Opéra.
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Nous
espérons que cette promenade dans nos murs vous aura
intéressés et vous donnera envie de mieux connaître
notre histoire. Des visites guidées sont organisées sur
demande, elles ont pour thèmes :
-La ville ancienne.
-L'Apothicairerie, monument classé.
-Les Prisons royales, monument classé.
-L'église paroissiale.
N'hésitez pas à nous faire part de vos
remarques. Merci de votre visite et bon séjour parmi nous !
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